Oui, viens, mange-moi dans la main, prouve-moi ton dévouement, viens, vomis-moi ton amour, aime-moi de toute ta haine, viens, que je te détruise, que je fasse ce qu'il faut faire pour t'effacer, là où tu iras, tu n'aimeras plus, alors viens, que je grave mon nom dans ta chaire, tu ne m'oubliras pas, crois-moi. Viens, que je crève tes yeux, tu ne me verras plus, mais tu te souviendras de mon visage anguleux que tu aimais tant, viens, tu te dois d'être soumis, obéis, ce que je fait est pour ton bien. Que dis-je, ce que je fait est pour MON bien. Tu es à moi, tu mourras, car ta faiblesse me débecte, humain, je ne m'appitoirais point sur ton sort, tout ça est ta faute, tu dois payer. Alors viens, que je te morde, que je te griffe, que je te coupe, oui tu mourras, mais pour l'instant, il faut souffrir. Pauvre créature innocente, ton âme dureras toujours, tu m'auras dans le crâne, mais t'aurais pas dû, non, tu n'aurais pas dû, imbécile. Maintenant vas-t'en.
